Lâche agression contre le directeur de notre journal
Lors de l'accomplissement de son devoir
Jusqu'à quand les agressions impunies
Contre les citoyens de chrifia à Marrakech
Plusieurs jours après son agression, Mourad BOULARBAH 48c ans Président de l'association Marocaine de presse et directeur du mensuel sada el giha st son fils essaddik, 12 ans, porte encore les marques des coups reçus dans l'après midi du jeudi 28 aout 2008 à chrifia dans la banlieue de Marrakech des cicatrices sur les bras et une démarche hésitante. Ce journaliste rentrait chez lui, peu après 13 heures, en passant par le douar pour se rendre chez lui alors qu'un camion citerne lui bloquait le chemin.
Selon ses déclarations en portant plainte auprès des autorités locales de gendarmerie, cinq hommes, " de type bédouin ", sans tenue vestimentaire particulière, l'ont interpellé pour l'injurier alors qu'il prenait des photos de l'engin de la commune qui lui entravait la route, je ne leur ai pas répondu. " un des cinq hommes se serait approché et l'a alors ruée de coups à ce moment, le premier individu l'aurait frappé à la tête ils lui ont infligé de graves blessures. " Je suis tombé à terre et j'ai reçu plusieurs coups sur l'ensemble du corps et de la tête on m'a volé ma caméra, une forte somme d'argent. " Et sa voiture porte encore les traces des cabossements et des rayures.
Il dit s'être protégé comme il pouvait en se recroquevillant et en couvrant la poitrine et le visage avec les mains. " L'action a duré presque vingt minutes. J'ai ensuite entendu l'un d'entre eux déclarer : " c'est bon on se casse ".
L'unité médico-légale du docteur Farid Chawki BOUHAD expert assermenté près des tribunaux lui a reconnu sur certificat médical vingt deux jours d'incapacité de travail (ITT) en relevant plusieurs hématomes , un pneumothorax et des plaies sur tout le corps .
Son jeune enfant, qui n'avait jamais subi d'agression, apparait très marqué. " Je n'arrête pas de repasser dans ma tête ce qui est arrivé. " Il dit avoir très peur mais ne pas vouloir que " cette agression, reste impunie ".
Un des auteurs présumés de l'agression, connu pour des faits similaires, aurait été identifié, il s'agit de Hassan ZAGHLOUL conducteur de camion poubelle de la commune urbaine de Marrakech, ainsi que : sa femme, sa bru et son frère. La qualification pénale retenue par les gendarmes, lors du premier dépôt de plainte, est celle de violence volontaire commises " en pleine rue " .Les propos dont fait état la victime sont manifestement atroces ", note le procès-verbal en précisant que la qualification pourra évoluer en fonction des résultats de l'enquête.