A quoi sert un maire? un délégué?
En somme, à quoi sert un élu communal
A quoi sert un maire? A quoi sert un délégué? En somme, à quoi sert un élu communal? A se saper en Chanel, Cerutti et se parfumer en Dior? A se faire inviter à toutes les bouffes imaginables et imaginées? A se réunir tous les jours, toutes les nuits et même pendant les fêtes religieuses? A se faire présenter chez les voisins, comme étant un élu choisi par le peuple pour servir le peuple? Oui, à quoi sert un maire d’une grande vile comme marrakech ? Servirait-il la cause de son parti politique ou les besoins de citoyens qui espèrent une légère amélioration de leur quotidien ? Et un délégué communal ? A se lever à 10 heures tapantes, faire un tour au secteur urbain et déléguer sa tâche à ses secrétaires ou au bawwab de fortune? Et un élu communal? A quoi servirait-il sinon à signer des pétitions pour placer, déplacer ou remplacer un autre élu plus verni et plus appuyé que lui? A quoi servirait-il sinon à rouler des mécaniques, bomber le torse et raconter des anecdotes sur ses compères et ses responsables? Et du maire, du délégué ou du simple élu, qui a été vraiment élu par ses concitoyens? Dans les pays du monde, dans les coins les plus reculés de la planète, chez les incas, les Tootsies, les Amazones, les Tibétains, en Ouzbékistan, dans les vallées de la haute Garonne, à Manille ou à Mindanao, à Katmandou ou en Ethiopie méridionale, l’élu communal est aussi important qu’un gouverneur désigné par le pouvoir en place. Il est le porte parole officiel d’un clan, d’une tribu, de citoyens qui lui donnent un pouvoir incommensurable à même de lui permettre d’influer sur leur quotidien. La Cité, la localité ou la ville qu’il gère, au nom de ses concitoyens, devient, dès lors, sa propriété et il en use comme bon lui semble selon les attentes de ses électeurs. L’élu est maître à bord et ses directives, ses choix ou ses options deviennent lois car il a été choisi parmi des millions pour gérer, en leurs lieux et leurs places, les affaires publiques. Ici, ce n’est pas le cas et tous les milliards de dirhams injectés pour la gestion de la Cité rouge ne pourraient changer un iota des habitudes et tics de nos chers élus. Des zélus à face de zoulous car ils ne cherchent point à embellir le décor mais plutôt à ternir une image d’ensemble. Alors, que l’on change le maire, le délégué ou Mère Théresa, on ne peut attendre d’eux que ce qu’ils nous ont déjà prouvés par le passé: un désengagement total et flagrant de la responsabilité publique. Me tromperais-je?