Accueillez , célébrez et glorifiez
le mois sacré Ramadan
et pensez à
Ces nécessiteux qui n'osent pas le dire
Le mois du ramadan jouit au Maroc d’une haute considération. il est le 9ème mois du calendrier musulman. Il jouit d’une considération particulière dans le monde musulman, notamment dans ce pays. Il ne s’agit pas seulement d’un mois de prière il est porteur de bénédictions pour ceux qui font des oeuvres utiles et aident les nécessiteux, les veuves, les orphelins et les miséreux. Ayant vécu l’ambiance du ramadan durant plus d'un demi siécle j’ai remarqué que les gens changent rapidement durant ce mois Tous deviennent plus généreux, plus aimables, plus fraternels et plus disposés à faire du bien. Les pauvres et les nécessiteux reçoivent des aliments, des habits et de l’argent de la part. des personnes aisées. De nombreuses personnes vont aux mosquées non pas pour avoir les repas du «ftour» et du «shour»que Les gens du quartier envoient en plus des fruits, des aliments et des jus à la mosquée la plus proche. Cette fraternité spirituelle lors de chaque coucher du soleil de ce mois sacré crée une ambiance extraordinaire qui embaume les coeurs.
Parmi les signes manifestes de l’observation et du respect du ramadan au Maroc, c’est qu’on ne peut trouver aucun Musulman entrain de manger, de boire ou de fumer dans les lieux publics le jour. Le ramadan est aussi un moment d’intenses prières, de lecture du Coran, de charité, d’épuration des comportements et de bonnes actions Toutes les mosquées et zaouïas restent ouvertes à des heures tardives dans toutes les villes du royaume durant ce mois. Signe
de l’importance de ce mois, les lieux de prières sont bondés de croyants qui lisent le Coran. Certains prient jusqu’à des heures très tardives; d’autres écoutent la récitation du Coran, ses explications, ainsi que des conférences en rapport avec ce mois béni.
Certes Ramadan est le moment où les marocains se tournent vers les nécessiteux. L’action bénévole étant devenue une tradition. ramadanesque, surtout pour les jeunes qui ont, depuis de nombreuses générations, des traditions permanentes pour l’accueillir, le célébrer et le glorifier. Ce mois est imprégné de signification particulière du plaisir, du bonheur et de la grande opportunité de repentance et de prière. Dieu le Tout Puissant dit dans le saint Coran:«Ô Croyants! On vous a prescrit le jeûne comme on l'a prescrit à ceux d'avant vous, ainsi atteindrez-vous la piété Al-Baqarat/183).
Solidarité et assistance aux familles nécessiteuses est donc la devise du musulman qui compte tout mettre en œuvre pour que le mois de ramadhan se déroule dans les meilleures conditions possibles lors de ce mois d’entraide et de piété
Restaurants de la «rahma», «couffins du ramadan», cérémonies de remise de prix aux récitants du Saint Coran, circoncision d’enfants issus de familles démunies, lutte contre le commerce informel, la surtarification des produits de première nécessité... sont entre autres, les missions que la société s’est dévolue.
En ces moments de piété, Outre le fait qu’il est le mois de la prière et de la bénédiction, le ramadan a cette grande
considération historique, puisqu’il a été marqué par l’avènement du saint Coran ; la solidarité saura être efficiente avec l'aura sur la noblesse du geste bienveillant qui mettra de la chaleur humaine dans les foyers de nos concitoyens nécessiteux. Ils sont bien recensés auprès des structures officielles ou autres associations caritatives et se réjouissent de ces aides, car ils sont identifiés et reconnus. Toutefois, l'effritement du pouvoir d'achat s'amplifie dans notre société et les rangs des chômeurs qui s'allongent indéfiniment, projetant les chiffres à la hausse, et ils sont légion ces anonymes qui n'arpentent pas les arcanes de l'administration pour s'inscrire sur les listes des nécessiteux et prétendre à ces couffins. Il suffit de les repérer et lire dans leurs yeux pour déduire qu'ils vivent en dessous du seuil de la pauvreté mais puisant dans l'âme une certaine force de pouvoir souffrir en silence. Cela reste pour certains comme une absurdité mais il demeure aussi éloquent qu'évident que parfois une grandeur d'âme et une misère peuvent emprunter le même ascenseur