chemin conforme aux chimériques promesses
d'un autre monde meilleur
Par Mghazli Ahmed Chawki
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Un goût de cendre s'annonce pour des jeunes avec des rêves plein la tête. Chaque année, l'école vomit des milliers de nouveaux hitistes... Adossés aux murs des quartiers qui les ont vus naître, ils sont là toute la journée, se confondent avec le paysage. Ils se cotisent pour se payer un «café moitié-moitié» et se passent le mégot comme en tôle.
Nombreux sont ceux qui ont emprunté l'unique issue offerte, la contre bande à petite échelle, un portable par-là, une chemise ou paire de godasses par-ci. Le système D. Plus nombreux vont au plus simple : la tabla de cigarettes.
'd'autres, bercés par les sons des sirènes du désespoir et des révoltes, ont emprunté un chemin conforme aux chimériques promesses d'un autre monde meilleur.
Quelques-uns ont tenté la clandestinité d'un voyage qui les a menés vers d'autres galères qui ont fait les unes et les manchettes de journaux.
Pourtant, les discours et les mesures régulièrement annoncées ne manquent pas de «remèdes». L'emploi de jeunes, encadré par de nombreux fonctionnaires et experts, devrait être un instrument puissant de mobilisation de «débouchés» pour les jeunes à travers les différentes lois et facilités bancaires. Il est vrai que beaucoup ont bénéficié de ce créneau... Micro-entreprise, micro-crédit... Coopératives de jeunes...
Mais, fallait-il qu'ils aient un local. Du coup, les jeunes, adossés aux murs, ont plus froid «dans les smayames» de l'administration.
Car, au fait, quel est le jeune qui a un local ? Si ce n'est celui qui, - justement - n'a pas besoin de l'aide de l'emploi des jeunes pour créer son petit commerce